Pour faire un état des lieux en Belgique, décrivez le logement pièce par pièce, relevez les défauts et les équipements, associez des photos aux observations et faites valider le constat par les parties. Le rapport doit permettre de comparer l’entrée et la sortie sans confondre dégâts, défauts préexistants et usure normale.
Expertym organise des états des lieux locatifs en Belgique pour les propriétaires, locataires, agences et gestionnaires. Ce guide explique la méthode à suivre et pourquoi un constat trop sommaire peut fragiliser une discussion financière en fin de bail.
Repères réglementaires vérifiés le 22 septembre 2026. Ce guide concerne les locations de logements ; les règles applicables dépendent notamment de la Région et du bail.
Faire un état des lieux peut sembler relativement simple : parcourir le logement, noter son état, prendre quelques photos et faire signer le document par le propriétaire et le locataire.
En réalité, un état des lieux locatif est un document technique dont la qualité peut avoir des conséquences financières importantes plusieurs années plus tard, au moment du départ du locataire.
Un état des lieux trop sommaire, imprécis ou incomplet peut rendre particulièrement difficile l’établissement de certains dégâts locatifs et leur comparaison avec l’état initial du bien.
C’est pourquoi Expertym recommande de considérer l’état des lieux non comme une simple formalité administrative, mais comme le véritable point de référence technique de la location.
Qu’est-ce qu’un état des lieux locatif ?
L’état des lieux d’entrée décrit l’état du logement et de ses équipements au début de la location.
Son objectif est notamment de permettre, lors de l’état des lieux de sortie, de comparer objectivement l’état initial du bien avec son état après plusieurs années d’occupation.
Cette comparaison permet de distinguer notamment :
- les éléments déjà présents à l’entrée ;
- les dégradations apparues pendant l’occupation ;
- l’usure et la vétusté normales ;
- les éventuels manquements d’entretien ;
- les modifications réalisées pendant la location ;
- les dégâts susceptibles d’être imputés au locataire.
Quelles sont les obligations pour un état des lieux en Belgique ?
Pour un bail d’habitation, vérifiez les règles régionales applicables : une référence générale au Code civil ne suffit pas à traiter toutes les situations.
Région | Repères pour l’état des lieux d’entrée | Source officielle |
|---|
Bruxelles-Capitale | Constat détaillé établi contradictoirement, pendant l’inoccupation ou le premier mois d’occupation. Les parties peuvent le dresser ensemble ou désigner un expert. | |
Wallonie | L’article 27 prévoit un constat détaillé et contradictoire, avant l’occupation ou pendant son premier mois, annexé au bail écrit et enregistré. Les frais de l’expert commun sont partagés à parts égales. | |
Flandre | Le constat doit décrire précisément le logement, être daté et signé, au plus tard pendant le premier mois de location. Il peut être établi par les parties ou un expert. | |
« Contradictoire » signifie que chacune des parties peut participer aux constatations et faire valoir ses observations. L’enregistrement ne remplace ni cette participation ni la précision du rapport.
En pratique, prévoyez la visite avant le déménagement : cartons et meubles risquent de masquer des surfaces. Définissez aussi les modalités de représentation, de signature et de transmission du rapport.
Comment faire un état des lieux d’entrée en 7 étapes ?
Un bon état des lieux doit avant tout être précis, détaillé, objectif et contradictoire.
Il ne suffit donc pas de dresser une liste des équipements présents dans le logement.
Pour chaque pièce et chaque élément significatif, il faut pouvoir déterminer ce qui était présent et, surtout, dans quel état cet élément se trouvait au commencement de la location.
Cela concerne notamment les murs, plafonds, sols, portes, châssis, sanitaires, robinetteries, radiateurs, installations électriques, cuisine et électroménagers, mobilier éventuel, terrasses et autres équipements.
Les photographies constituent également un complément particulièrement utile à une description écrite précise.
1. Préparer le logement et les documents
Réunissez le bail, les coordonnées des parties, les documents d’entretien et la liste des espaces loués. Rendez accessibles les pièces, annexes, compteurs et équipements. Prévoyez l’eau et l’électricité lorsque les essais le nécessitent.
2. Identifier les parties, le bien et la date
Indiquez l’adresse complète, le logement concerné, la date du constat et l’identité des intervenants. Si une partie est représentée, précisez par qui et sur quelle base.
3. Inspecter chaque pièce dans le même ordre
Procédez systématiquement : plafond, murs, sol, menuiseries, chauffage et équipements. Décrivez les matériaux, l’état apparent, la propreté et les défauts localisés. Une liste de pièces cochées ne suffit pas à documenter leur état.
4. Vérifier les équipements et noter les limites
Dans les limites de la mission et des conditions sur place, examinez les ouvrants, robinetteries, évacuations et appareils. Distinguez ce qui a été testé, ce qui paraît fonctionnel et ce qui n’a pas pu être vérifié. Un constat locatif ne constitue pas une certification technique des installations.
5. Relier chaque photographie à une observation
Associez une vue d’ensemble et un gros plan lorsque c’est utile. Identifiez la pièce et l’élément photographié ; utilisez une échelle pour un défaut mesurable. Une série de photos sans repérage risque d’être difficile à exploiter plusieurs années plus tard.
6. Relever les compteurs et les moyens d’accès
Notez les index et les références visibles des compteurs, puis inventoriez les clés, badges et télécommandes. Pour un bien meublé, identifiez le mobilier et son état dans le périmètre convenu.
7. Relire, consigner les observations et finaliser
Faites relire le constat, traitez les remarques et identifiez les réserves éventuelles avant signature. Conservez la version finale et ses annexes pour les deux parties. Organisez ensuite les formalités applicables au bail et à l’état des lieux.
Vous souhaitez confier cette préparation à un professionnel ? Découvrez le service Expertym d’état des lieux d’entrée.
Pourquoi les termes « bon état » ou « état correct » sont-ils insuffisants ?
C’est l’une des erreurs que nous rencontrons régulièrement.
Une mention comme :
« Baignoire : bon état – écoulement normal »
semble à première vue acceptable.
Elle est pourtant très pauvre en informations.
Que sait-on de la robinetterie ? Du flexible ? De la douchette ? Du système d’évacuation ? Des joints périphériques ? De l’émail ou du revêtement de la baignoire ? Présentait-elle déjà des impacts ou des rayures ?
Imaginons qu'au moment de la sortie, plusieurs impacts soient présents sur la baignoire ou que la robinetterie d’origine ait été remplacée.
Si ces éléments n’ont pas été correctement identifiés et décrits lors de l’entrée, documenter leur état initial et comparer les situations d’entrée et de sortie devient beaucoup plus difficile.
C’est précisément pour cette raison qu’un état des lieux professionnel va beaucoup plus loin qu’une succession de mentions « bon état ».
Exemple : décrire une baignoire de manière exploitable
Exemple fictif, à adapter uniquement aux constatations réellement effectuées :
Baignoire blanche, revêtement émaillé. Un éclat d’environ 3 mm est visible sur le rebord côté robinetterie, repéré sur la photo SDB-04. Mitigeur chromé, flexible et douchette présents, identifiés sur la photo SDB-05. Joint périphérique présentant un noircissement localisé dans l’angle gauche. Écoulement observé lors d’un essai bref ; absence de fuite visible pendant cet essai. Partie sous baignoire inaccessible, non inspectée.
Cette description situe les défauts et précise les limites du contrôle. Elle ne transforme pas un essai bref en garantie de fonctionnement durable.
Une différence entre l’entrée et la sortie ne prouve pas, à elle seule, la responsabilité du locataire. Il reste à examiner l’origine du dommage, la vétusté, les obligations d’entretien et les documents du dossier.
La précision de l’état des lieux d’entrée conditionne la qualité de l’état des lieux de sortie
Un état des lieux de sortie ne fonctionne pas indépendamment de celui réalisé à l’entrée.
L’expert doit pouvoir effectuer une véritable comparaison.
Prenons un mur.
Écrire simplement :
« Mur blanc – bon état »
ne donne qu’une information limitée.
Une description professionnelle pourra notamment préciser le type de finition, son état apparent, les traces, coups, griffes, trous, salissures ou reprises déjà visibles et compléter ces constatations par des photographies.
Quelques années plus tard, cette précision peut faire toute la différence.
Plus l’état initial est documenté précisément, plus la comparaison à la sortie peut être objective.
Un mauvais état des lieux peut coûter beaucoup plus cher que l’expertise
Le prix est parfois la raison pour laquelle propriétaire et locataire envisagent de réaliser eux-mêmes l’état des lieux.
Il faut toutefois mettre ce coût en perspective.
Le prix dépend du logement, du mobilier, des annexes et de la mission. Vérifiez toujours si le montant annoncé est le total ou le prix par partie. Consultez le simulateur de prix Expertym pour obtenir une estimation adaptée.
Exemple de calcul, sans valeur de tarif : pour une prestation facturée 250 € TVAC au total et partagée à parts égales, chaque partie paierait 125 € TVAC.
Cette dépense doit être comparée aux enjeux financiers d’une fin de location.
Peintures, parquet endommagé, portes détériorées, sanitaires, électroménagers, mobilier, manque d’entretien ou nettoyage peuvent rapidement représenter plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros.
Une économie relativement limitée au début d'une location peut donc avoir des conséquences beaucoup plus importantes si, quelques années plus tard, le document ne permet plus d'établir correctement l'état initial du logement.
Pourquoi faire appel à un expert immobilier neutre ?
L’intervention d’un professionnel ne bénéficie pas uniquement au propriétaire.
Un état des lieux précis protège les deux parties.
Il permet au propriétaire de disposer d’une description détaillée de son bien.
Mais il protège également le locataire : les défauts, traces d’usure ou dégâts déjà présents lors de son arrivée sont consignés, ce qui aide à contester leur attribution lors de la sortie.
Chez Expertym, nos experts réalisent quotidiennement des états des lieux locatifs partout en Belgique.
Notre objectif est de produire un constat technique suffisamment précis pour constituer une base de comparaison fiable lors de la sortie, tout en conservant une position neutre entre propriétaire et locataire.
Pour comparer les prestations, consultez aussi notre guide : quel expert choisir pour un état des lieux à Bruxelles ?
L’état des lieux sert aussi à prévenir les dégâts
Chez Expertym, nous considérons qu’un bon état des lieux d’entrée ne doit pas uniquement constater.
Il doit également prévenir.
Beaucoup de dégâts rencontrés lors des états des lieux de sortie ne résultent pas nécessairement d’une volonté de dégrader le logement. Ils proviennent parfois simplement d’un manque d’information sur l’entretien attendu.
C’est pourquoi nos experts prennent également le temps, lors de l’entrée, d’attirer l’attention du locataire sur certains points pratiques.
Nettoyage et entretien du logement
La notion de « nettoyage » n’est pas toujours comprise de la même manière par tout le monde.
Cuisine, sanitaires, électroménagers, sols, vitres ou équipements nécessitent un entretien régulier pour éviter qu’un défaut d’entretien ne devienne progressivement une détérioration.
Robinetteries et sanitaires
Calcaire, mousseurs, douchettes, flexibles et robinetteries doivent être entretenus.
Une attention particulière doit également être accordée aux joints sanitaires et à leur étanchéité.
Un joint dégradé peut favoriser des infiltrations. Signalez rapidement une anomalie : la répartition de la réparation dépend de sa cause et des obligations applicables, et ne peut pas être déduite de la seule présence d’un défaut.
Humidité et ventilation
Les problèmes d’humidité constituent également une source fréquente de discussions en fin de location.
Condensation, développement de moisissures ou noircissement des murs peuvent notamment être influencés par les conditions d’occupation, de chauffage et de ventilation, mais peuvent aussi avoir d’autres causes liées au bâtiment.
Informer le locataire dès son entrée sur les bonnes pratiques de ventilation et sur l’importance de signaler rapidement une anomalie permet souvent d’éviter que la situation ne s’aggrave.
Préparer la sortie dès le premier jour de la location
Cela peut sembler paradoxal, mais une sortie locative sereine se prépare dès l’état des lieux d’entrée.
Lorsque propriétaire et locataire disposent d’un document précis et comprennent dès le départ leurs obligations respectives, de nombreuses discussions peuvent être évitées.
C’est également la philosophie d’Expertym : l’objectif n’est pas de rechercher des dégâts à tout prix lors de la sortie.
Notre rôle consiste à objectiver la situation, à disposer d’une base de comparaison suffisamment précise et à contribuer à ce que le logement soit correctement entretenu pendant toute la durée de la location.
État des lieux de sortie : pourquoi la neutralité devient essentielle
La difficulté augmente encore lorsqu’arrive la fin du bail.
Le propriétaire peut légitimement vouloir obtenir réparation lorsqu’un dégât locatif est établi. Le locataire souhaite, tout aussi légitimement, ne pas devoir supporter financièrement des éléments qui relèvent de l’état antérieur du bien, de la vétusté ou de causes qui ne lui sont pas imputables.
Déterminer la matérialité d’un dégât, établir son évolution par rapport à l’entrée et évaluer une éventuelle indemnité demande donc de la méthode et de la neutralité.
Lorsque les parties tentent de régler seules un désaccord financier, les positions peuvent rapidement se tendre.
Un désaccord de quelques centaines d’euros peut alors évoluer vers des échanges de courriers, l’intervention d’avocats ou une procédure devant la justice de paix.
Le rôle de l’expert est précisément d’aider à objectiver cette discussion avant qu’elle ne devienne un conflit.
Découvrez comment Expertym organise la comparaison lors d’un état des lieux de sortie. Pour préparer les documents administratifs, consultez également notre guide sur le suivi du bail, des signatures et de l’enregistrement.
Peut-on faire son état des lieux soi-même ?
Oui. Pour les locations de logements visées par les sources régionales ci-dessus, les parties peuvent établir le constat ensemble. Le recours à un expert n’est donc pas systématiquement obligatoire ; la qualité et le caractère contradictoire du document restent essentiels.
La véritable question est toutefois différente :
le document réalisé aujourd’hui sera-t-il suffisamment précis pour permettre une comparaison fiable dans trois, six ou neuf ans ?
C’est là que réside toute la difficulté.
Photographier un logement est relativement facile.
Savoir quoi constater, comment le décrire, quelles anomalies relever, quels équipements tester et comment constituer un document exploitable lors de la sortie relève déjà davantage d’un travail d’expertise.
Questions fréquentes sur l’état des lieux locatif
Des photos suffisent-elles pour faire un état des lieux ?
Des photos isolées ne remplacent pas un rapport détaillé permettant de comprendre les observations. Elles complètent les descriptions, montrent les défauts et facilitent leur localisation. Reliez-les clairement au constat accepté par les parties.
Que se passe-t-il sans état des lieux détaillé ?
En Wallonie, l’article 28 prévoit une présomption selon laquelle le locataire a reçu le bien dans l’état où il se trouve à la fin du bail, sauf preuve contraire. L’absence de constat détaillé peut donc compliquer la preuve des dégâts ; elle ne supprime pas automatiquement toute responsabilité. Source : décret wallon.
Qui paie l’expert pour l’état des lieux ?
Lorsque les parties désignent un expert commun, les frais sont en principe partagés. En Wallonie et en Flandre, les sources citées précisent une répartition à parts égales. Un expert engagé séparément par une seule partie est à sa charge. Faites préciser le mandat et le prix avant la visite.
Un locataire doit-il rendre un logement comme neuf ?
L’analyse porte sur l’état initial et les changements intervenus pendant le bail, en distinguant les dégradations imputables de l’usure normale. À Bruxelles, la Région rappelle notamment les exceptions liées à la vétusté et aux vices de construction. Source : Bruxelles Logement.
Comment préparer un état des lieux de sortie ?
Réunissez le rapport d’entrée, les photos, les avenants, les justificatifs d’entretien et les échanges utiles. Prévoyez un logement vidé et nettoyé, des espaces accessibles et tous les moyens d’accès à restituer. Coordonnez le rendez-vous et la remise des clés avec les parties.
Faire réaliser son état des lieux par Expertym
Expertym accompagne propriétaires, locataires, agences immobilières et gestionnaires pour leurs états des lieux d’entrée et de sortie à Bruxelles et ailleurs en Belgique.
Notre démarche repose sur trois engagements : constater précisément, rester neutres et contribuer à prévenir les conflits. L’expertise aide à documenter le logement et à expliquer les points d’entretien auxquels être attentif pendant la location.
Pour préparer votre demande, indiquez l’adresse, le type de logement, ses pièces et annexes, la présence de mobilier et la date souhaitée. À la sortie, transmettez aussi le constat d’entrée.
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